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jeudi 22 décembre 2011

Dis-moi X mots qui te racontent





Histoire sans rime ni raison

Ame
Slave

Ame
Esclave

Marne,
Amère
Matière
Entrave
L'âme

Amarre
Attache
L'âme

S'arrache
L'âme

Ashram
Miss Yves

mardi 20 décembre 2011

Dis-moi dix mots qui te racontent en acrostiches

âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transport



Passion (Acrostiche)


Telle une barque qui voudrait quitter le port
Ravie,agitée dans l'ardeur de la fureur,
Ame passionnée  qui dans les transes aima:

Norma
Solal
Phèdre
Oreste
René
Tristan
Solveig

........................................................................................................................................................................ Double acrostiche

Sommeil hypnotiquE
Opiacé, le groG
Nous ouvre un chemiN:
Généreux dodO,
Erratiques rêveS.
..........................................................................................................

X 2 acrostiche



Suis un irrationnel parcours
Ouvrant la porte à la libido
Ne crains pas de rencontrer un
Génie, lutin, Gog et Magog,
Endors-toi, plonge dans le songe.


Miss Yves

lundi 19 décembre 2011

Dix -moi 10 mots qui te racontent 12





Surdéfinitions 
On définit doublement un mot : par son sens  d’abord, mais aussi par sa présence à l’intérieur d’un autre mot.
Exemples :
Bleu : trace de coup sur le corps d’un hâ bleur
Mille : servait à mesurer les voies romaines en fa mille
Rude : fait preuve de la grossièreté au milieu de la p rudence
Vol   : groupe d’oiseaux en pleine ré volution
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âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.
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Ame :qu'elle fasse  pencher le fléau et  elle brûlera dans les flammes
Chez  aucune chance de vous y trouver si vous découchez.
Songe: illusion  propre au mensonge
Caractère: peut être bouillant, comme un cratère
Confier:livrer son âme  à qui l'on se fie
Transports:transes par lesquelles l'âme  quitte le port.
Aurement :ce n'est pas parce qu'autrui est différent qu'il ment
Penchants: sous peine de choir, ou de déchoir, ne pas les suivre lorsqu'ils sont méchants .
Naturel:s'oppose à culturel
Histoire: récit que l'on ne doit pas toujours croire.

dimanche 18 décembre 2011

Dis-moi dix mots qui te racontent 2012



âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.
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Raconte-moi une histoire


Raconte-moi une histoire
Pour exorciser le noir

Pour chasser les idées noires
Une histoire de grand Soir
Pour pas sortir de l'Histoire.
Ouïs cette histoire de fous,
Lisons- la joue contre joue
Vivons - la  joue contre joue.

C'est une histoire à tiroirs,
Ses mots précieux comme ivoire,
Je les garde en ma mémoire,
Comme enclos dans une armoire,
Ces mots au parfum d'armoise,
Je les note sur l'ardoise:

Reposoir, hoir, tamanoir,
Choir, promenoir ou grimoire...

Histoire à dormir debout,
Pour paresser comme loirs,
Bonsoir!

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Interrogations

Quand on y songe...

Qu'est-ce que l'état naturel ?
L'état de celui qui vit en dehors de l'Histoire ?
Ou autrement que dans la civilisation ?
Ou qui confie sa vie, son destin à la nature ?
Celui   chez qui l'instinct domine ?

Qu'est-ce qu'un penchant naturel ?
Un trait de caractère -est-il bon ou mauvais ?-qui reviendrait  au galop ?
Un transport qui dépossède  de sa raison celui qui s'y livre, qui dénature son âme  et  le fait agir comme  en songe ?
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Grille- Casse

Character: Personnage, en Anglais, avec un H
Caractère: Tempérament , signe gravé, lettre
C. ra. tère: Tempérament bouillant, tempérament de feu
Cara. t    : Tempérament en or
Car... t..e: Ensemble de signes
.  ar. . tère: Conduit fragile pour un tempérament sanguin
. ar . . t    : Manière harmonieuse d'assembler lettres, signes, etc
...R..       : Comme Robert, le dictionnaire !
..........ère: Personne misérable, sans H
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jeudi 1 décembre 2011

Dis-moi dix mots qui te racontent sainte-Catherine




C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Chez elle, elle suit son penchant , plongée dans l' histoire des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante prend le caractère d'une pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui fouette autrement les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni âme humaine ni herbe naturelle , pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant vous confiant sa peur, ou les transports de ce vent qui arrive presque à étouffer le songe du soir.

(Version francophone 2012, par Henri Mathieu, P.O.L.)

http://www.dismoidixmots.culture.fr/?p=16523

vendredi 11 novembre 2011

Sainte -Madeline (BD)

Sources d'inspiration , et réservoir de techniques:

http://e.lecroart.free.fr/oubapo.html

http://e.lecroart.free.fr/Hybridation.html




(Cliquez pour agrandir )
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C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.

Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000
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Hybridation :
Les phrases suivantes du texte de H . Mathews:

C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie
Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée
Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène
placées comme première case  de chaque  série  horizontale  constituent la trame de l'histoire principale
+

Quelques passages de la chute de la  Maison Usher d'Edgar Poe, (qui présentent  d'ailleurs certains  échos avec l'histoire de base) peuvent être vus /lus, comme les lectures du personnage principal,ou  comme des retours en arrière-dans la première série -voire comme la suite de l'histoire .
Les pistes sont brouillées.
.
Le squelette de la case 7 est un dessin sur étiquette , avec le cachet FLUXUS que m'a envoyé I am a Super Hero, mail artiste

Sainte-Madeline
Par Allan, Edgar Mathews
 (Miss Yves)



mercredi 19 octobre 2011

A la manière de ...Gérard de Nerval

             

     Milly

Je pense à toi, Milly, farouche poétesse,
Aux landes désertées ,de mille vents hurlant,
A ton front lacéré d'un éclair aveuglant,
Au gong du soir feutré par la  pluie vengeresse.

C'est sur ta page aussi que j'ai lu la tristesse,
Et dans un cadre étroit au bois bringuebalant,
Quand sous les coups de Zeus on me voit sursautant,
Car l'orage a fait un les fils de pluie traîtresse.

Je sais pourquoi ce soir le livre s'est rouvert...
C'est qu'Harry l'avait annoté d'un doigt agile
Et de bulles soudain a décoré l'envers .

Depuis qu'un mangaka usa d'un stylo bille,
Toujours sous le délié d'un pinceau d'escarbille
Sainte -Cathy s'unit à Heathcliff le pervers.

GérHarry Mathews Labrunie.
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Myrtho





   
Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,/
Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,/
À ton front inondé des clartés d’Orient,/
Aux raisins noirs mêlés avec l’or de ta tresse.//


C’est dans ta coupe aussi que j’avais bu l’ivresse,/
Et dans l’éclair furtif de ton œil souriant,/
Quand aux pieds d’Iacchus on me voyait priant,/
Car la Muse m’a fait l’un des fils de la Grèce.//


Je sais pourquoi là-bas le volcan s’est rouvert../
C’est qu’hier tu l’avais touché d’un pied agile,/
Et de cendres soudain l’horizon s’est couvert.//

Depuis qu’un duc normand brisa tes dieux d’argile,/
Toujours, sous les rameaux du laurier de Virgile,/
Le pâle Hortensia s’unit au Myrte vert !

  Gérard de Nerval

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.C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.


Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000
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samedi 15 octobre 2011

A la manière de ...V.Hugo, Les Djinns



A la manière de V. Hugo, Les Djinns (strophes 1 à 7)

Heathcliff

Terre, ifs
Et rocs,
 Abris
 Des coqs,
Bruyère
Où errent
Les corps
Des morts.

Dans la lande
Naît un cri.
C'est la haine
D'un maudit.
Il réclame
Une femme
Que le drame
Toujours suit.

Le cri plus grave
S'enfle en écho.
D'un vent qui râle
C'est le héraut.
Il siffle et danse
En déshérence
Sur un vieux tremble
Secoue le Haut.

La foudre s'entête,
La pluie la relaie.
C'est sur la fenêtre
Des coups de bélier,
C'est un fil de pluie
Qui coule et s'infiltre
Qui grossit, persiste
Et frappe la vitre .

Dieu! La voix stridulante
D'Heathcliff!- Quel noir  il fait!
Lisons dans la tourmente
Hurlemont en bédé!
Soudain l'éclar diffus
Et le tonnerre aigu
Font sauter qui a lu
Le roman d'E. Brontë.

C'est le destin d'Heathcliff-Las !
Lui claironne le serment
De déposséder la race
D'Earnshaw, le Maître d'antan.
Sans remords, sourd et avide,
Ployant sous sa loi rigide
Ensemble Hindley, Catherine,
Sans pitié pour leurs enfants .

Il est tout près!-Tenons fermée
La fenêtre où nous relisons.
Qui prie dehors ?Triste croisée
De soupirs et de passions.
Le cadre de bois descellé
Laisse passer la main glacée
Et la plainte d'âme égarée
Dans le vent étouffe le gong .

S T C H M M Y
(Miss Yves )

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Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.

La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.

La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.

Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!... - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe..
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.

C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle ou nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquillon,
Sans doute, o ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!

Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!

Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés!

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.

D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit...
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.

Victor Hugo

vendredi 14 octobre 2011

Clotide

Forme empruntée par Annie Hupé au poème éponyme d’Apollinaire, la clotilde se définit par 3 quatrains chacun formé de 3 vers de 7 syllabes, suivis d’un vers de 8 syllabes.
Le premier vers est composé de 2 substantifs qui commencent par -a- suivi d’une même lettre, et sont reliés par -et- et précédés d’un -l’-
Le premier mot est de 4 syllabes, mais avec un -e muet- au bout, donc il compte pour 3 en faisant la liaison avec le -et-, le second est de 3 syllabes qui comptent toutes.
Rimes croisées avec alternance de rimes féminines et masculines.
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Clotilde

L´anémone et l´ancolie
            
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l´amour et le dédain

Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra

Les déités des eaux vives

Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux

Apollinaire 
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C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.

Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000
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 Clotilde et Emily

L'atmosphère et l'avarie
Ont malmené la fenêtre 
Où crie vent, tonnerre et pluie
Entre les frondaisons du hêtre.


C'est un soir  où le vent gronde,
Wuthering  Heights  en bédé
Plonge Emily  dans le monde
Du vent qui devient bélier.


La pluie sature le trèfle,
Le vent tue le  gong du soir.
Un pâle visage d'elfe
Sous l'éclair diffus troue le noir.


Sainte-Clotilde, H. Matué(r)


(Miss Yves )

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mardi 27 septembre 2011

Incipit



C'est un soir  de  poésie, de luth, de baisers . Elle lit la "Nuit de mai" en vignettes.
C'est un soir de halos, de fantômes, de gouttelettes.  Elle lit les Contes de la lune vague après la pluie en estampes .
C'est un soir d'ardeur, d'effusions,  d'infusions. Elle lit l'été finit sous les Tilleuls en album sur  peau de chagrin.
C'est un soir de canicule, de vengeance, d'étouffement .Elle lit Le soleil des Scorta en enluminures.
C'est un soir de feuilles mortes, de mots , d 'absence. Elle lit l'Automne à Pékin  en mangas.
C'est un soir de bruine , de tendresse, de regards. Elle lit Quai des brumes en photo-roman.
C'est un soir de mélancolie, d'hallucination, de solitude.  Elle lit "La nuit de Décembre", en édition limitée.
C'est un soir de blizzard, de souffrance, de rêves. Elle lit Les neiges du Kilimandjaro  en séries sur papier glacé.
C'est un soir de frimas, de retraite, de  méditation. Elle lit L'hiver d'un gentilhomme .en roman graphique sur  vélin.
C'est un soir de givre, de livres, d'oulipismes. Elle lit Si par une nuit d'hiver un voyageur en puzzle.
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C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée.
 Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.

Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000

Evaluation: c'est un devoir...


C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.

Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000
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C'est un devoir décevant : un brusque coup de génie, avec des  répétitions persistantes qui se changent en phrases peu claires dont l'abondance soudaine en arrive presque à étouffer le sens du devoir.
C'est un devoir du tonnerre où la lecture des Hauts de Hurlevent t'a inspiré les répétitions persistantes de la pluie, du vent, du tonnerre.
C'est un devoir de plus où vous entonnez un air-depuis la lecture des Hauts de Hurlevent (en bandes dessinées !!! ) un air qui , dirait -on, sort du cadre du devoir  en sauts de puce.

Saint Charlemagne,  Professeur Harry Mathews, missive à l'élève G .Perec

(Miss Yves  )



lundi 26 septembre 2011

Carte postale perecquienne:C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie.

C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.

Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000
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Carte postale perecquienne :

Haworth, Yorshire , pluie, vent, tonnerre.
Impossible de se reposer:la fenêtre a failli céder sous les coups de bélier du vent .
Seule distraction: la lecture . Ai fini  Les Hauts de Hurlevent  en BD
Cette pluie abondante , ni homme ni herbe n'en veut !

H .M.

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..............Les ingrédients de base sont.......................................................................................

- les 5 entrées propres à tout message inscrit sur une carte postale écrite dans les règles de l’art : LOCALISATION – CONSIDERATIONS – SATISFACTIONS – MENTIONS – SALUTATIONS
- à leur tour combinées avec un triple choix :
Ville
Région
Hôtel
Météo

Sieste

Bronzage
Nourriture
Plage
Bien-Etre
Insolation
Activités
Rencontres
Bisous
Pensées
Retour
Où l’on voit que la cohérence d’une carte à l’autre sera évidente par le premier et le dernier ingrédient, mais plus aléatoire pour les trois autres. En effet, Insolation et Activités ne sont pas des équivalents, ni Activités et Rencontres ou Activités et Insolation.
A partir de ces choix, Perec va vers une formulation mathématique :
A
F
K
B
G
L
C
H
M
D
I
N
E
J
O

dimanche 17 juillet 2011

Haïku de ville



Piétons et bagnoles /
chorégraphie orchestrée/
en feux tricolores.

Chaussée bosselée /
l'asphalte en ébullition /
Etna miniature .

Liseron des villes /
comment peux-tu donc pousser /
dans le macadam .

Malgré le béton /
l'ortie et la camomille /
se fraient un chemin .

Toccata -trottoir /
Tous vibrent en la jouant  /
au marteau-piqueur .

Attention  travaux /
A mi -corps les ouvriers /
comme diable en boîte.

Les prix écrasés /
Mamouth et autres enseignes/
l'esprit encrassé.

Ils cassent les prix/:
Mamouth et les Mousquetaires /
Ils cassent l'esprit .

Métro RER
Bouquins  sudoku iPod
Chacun dans sa bulle

Jardins pavillons
Voyageurs indifférents
Soudain un trou noir

Ce  passant  au chien
Entr 'aperçu du wagon
Quel chemin suit-il


Miss Yves

Haïku de cuisine



En quart ou demi/
il concurrence la lune/
le melon ambré

Croquer en peinture/
les légumes du Midi/
pour la ratatouille

Rouge, jaune et vert/
coup de feu dans la cuisine/
couleurs de l'été.

Sardines grillées /
Dans les jardinets la mer /
via le barbecue.

Du rosé au frais/
le parasol de travers/
Juste un peu d'eau fraîche!

Comme des bonbons /
Tout le sac va y passer/
les rouges cerises .

Les fraises sapides /
gourmets et gourmands méfiance/
ça râpe la langue



vendredi 3 juin 2011

Haïku combinatoires

très modestement inspirés du principe de Raymond Queneau:
http://www.parole.tv/cento.asp

Je suis loin des 100 mille milliards de sonnets composés par la combinatoire de Queneau:
juste trois feuillets  découpés et assemblés combinant 3 haïku, lisibles verticalement et horizontalement, et pourquoi pas dans tous les sens ce qui donne déjà  n  possibilités:


1-Photos tavelées/ Noms , dates et signes/ Ratures, biffures
2-Feuilletant un vieil album/ Marchant dans le cimetière/ Cherchant le mot qui fait mouche
3-Quels secrets perdus/ Fleurs sur le gravier/syllabes fugaces 

Avec quelques variantes d'un mini album à l'autre :
2-Feuilletant de vieux albums/ Cheminant parmi les tombes/ Cherchant  le mot qui fait tilt
3- Visages si lisses/ Tiens ! l'herbe est en fleurs/ En fixer l'essence/le sens
3 b- Visages si graves /Que de fronts butés / Pas un seul sourire

seule la première phrase "Photos tavelées "est restée la même, pour l'instant, dix mini albums ont été confectionnés, 20 sont prévus, pour une revue de mailart.

dimanche 15 mai 2011

Six haïku de jardinage








 Taraxacum , 
variété "ruderalis" ou "dent de lion "

Ah ! les pissenlits
Sur la page du dico
si décoratifs

 "Dent de lion " ou pas
contentez-vous donc d'orner
le bon vieux Larousse

-"Je sème à tout vent"-
ça ne sèche pas ma sueur
quand je les arrache

Petits soleils d'or
bulle au duvet volatil
pourquoi les ôter ?

Le jardin sarclé
que dira le tout -petit
plus de boules d'or

S'envolent aux vent
avec grains de pissenlits
rêves puérils

Miss Yves

dimanche 8 mai 2011

Taraxacum, variété ruderalis.

 ou "dent -de-lion"
 Acrostiche brivadois

Pissenlits qui, résistants, squattez terrains/
Inexplorés, jeunes korrigans lestes,/
Soleils terrestres,/
Soleils tourneboulés, ultérieurement volatils, /
En féérique graine hélicoïdale, /
Nébuleuse, oriflamme passagère,/
Légère mais nidifiante,/
Irradiez- jaune kaki-les/
Territoires usuellement verts,/
Soumis, transformés , uniformément vampirisés./

miss Yves

vendredi 6 mai 2011

Sélénets de table, en 10 mots

Définition du "sélénet" ici

Sélénets de table, en 10 mots

De fil en aiguille/
Mon ami Tino/
Avec lui babille/
Papa en dix mots/

Agapes gourmandes/
Accueillant jardin;/
Mange des amandes,/
Patatras en main./


Choeur de devinettes/
Cordée d'expressions/
Nuage ou violette, /
Comète ou grêlons ?


Complices réseautent/
Harmonieusement/
Raisonnent, radotent,/
Le père et l'enfant.

Miss Yves

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 Sélénets de table (version antérieure)
1
Musique de table
Orange aperçue
Mots interchangeables
Fleur, fruit ou bien nue
2
Fleur ou bien orange
Enfant créatif
Bout de nuage mange
Père dubitatif
3
Pluie sur la pelouse
Comète inconnue
Grammaire jalouse
Orange cornue
4
L’un l’autre questionne
Six tranches goûtues
L’enfant ne s’étonne
Du mot qui se mue
5
Un chiot de Calabre
Pluie dans le jardin
Etrange palabre
Tranches de crachin
6
Patatras en tranche
Tino est ravi
Tablette sans anche
Ramoneur nourri

lundi 2 mai 2011

Oulipirou

Oulipirou

Poésie qui régule ses techniques,
Invitation : jeux  kabbalistiques, littéraires , marotiques
Retour au site tutélaire unanimement  viking,
Oies- personnages qui , *rapides, s'envolent , transformées,
Ultime vol :where ?
Eté fou: gestomètre hendécasyllabique,
Sonnets, tercets, unique versification,
Ilot jubilatoire, Krak,  légendaire manuscrit
En  forteresse grande, haute inspiration

Miss Yves

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*Variante:
"ravis"en jouant sur le sens de "pris, enlevé de force"

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Acrostiche +acrostiche brivadois
en vue de la Pirouésie 2011
à Pirou 

Harmonieusement volent les oies sauvages


Harmonieusement volent les oies sauvages


Voici venir l'été: tous en choeur au bocage!/
Dans les caches réseautent gens de l'oulipo,/
Sur un site viking, complices au château,/
*Un album à la main au format paysage./


Dans les caches réseautent gens de l'oulipo,/
Oulipiens accueillant les idées page à page/

Un album à la main au format paysage,/
En cordée franchissons les remparts de l'îlot./


Oulipiens accueillant les idées page à page:/
Agapes ? balthazar ? Faôt choisir le bon mot!/
En cordée franchissons les remparts de l'îlot.:/
Des douves vont partir les oies pour leur voyage .../

Agapes ?Balthazar ? Faôt choisir le bon mot!/
*Agathe et Balthazar devenus oies sauvages.../
Des douves vont partir les oies pour leur voyage,/
Avec une légende au fil de mon stylo!/

 Miss Yves
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*Variantes :

- Un carnet à la main avec des gribouillages

-l'air harmonieusement vibre de cris sauvages
-Vieux grimoire encodé au fil de mon stylo!
-Grimoire à décrypter au fil de mon stylo


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 Pantoum  en vue des pirouésies 2011

  Site du château de Pirou, ici
Réécriture du pantoum 1 ci -dessous en intégrant  les 10 mots de la francophonie 2011
accueillant
agapes
avec
chœur
complice
cordée
fil
harmonieusement
main
réseauter

samedi 30 avril 2011

30 mots de la francophonie pour Tino

Harmonieusement, retentit une musique de table, alors que nous allions nous attabler.

Tino , muni d'une boussole, est dans le jardin  envahi par les rhizomes et voit une orange. Sur la passerelle, il dit qu’est-ce que c’est comme fleur. Il demande ce que c’est comme nuage. Le père dit que les choses ne se transforment pas et qu'une fleur est une fleur. Tino prend l’orange et dit papa réseaute-moi le nuage.  Le père réseaute  la fleur et  met  six tranches dans la main de Tino . Le père mange une tranche -quelles agapes jubilatoires -et dit que pour être compatible, une tranche est une tranche. Point de palabres!Tino mange. Il dit c’est une tranche de nuage elle a un goût de choeur. Il désire savoir  ce que c’est comme choeur. Le père dit que les choses sont pérennes: un nuage est un nuage et une orange est une orange,conformément à son génome .Ailleurs,  Tino a une vision: une limace. Le père  a une vision: un petit chien de Calabre apprivoisé. Le père dit qu’est-ce que c’est que ce clair de terre dans le jardin. Il demande qu’est-ce que c’est que cette cordée dans le jardin. Tino dit ce n’est pas un fil de cordée dans le jardin c’est une orange avec deux capteurs;  Le père réseaute l’orange et, complice, dit :voici pour toi une tranche de pluie sur ton visage, voici une tranche de neige et voici une tranche de patatras. Clic! dit Tino et il donne avec tact  l’orange à l'accueillant ramoneur.

 Miss Yves




Lipogramme en "e" Choral: Musica in tabula, cum harmonia

Lipogramme en "e"

Choral: Musica in tabula, cum harmonia

Tino, dans son parc, vit un citron. Il dit: cactus ariocarpus ou opuntia ficus ?Il dit : cirrus ou cumulus? Papa dit: cactus a pour signification cactus. Point final.Tino saisit son citron puis dit: papa, raizot' moi un cirrus.Papa raizota un cactus puis donna six quarts du cactus à Tino.Papa avala un quart du cactus puis dit: un quart a pour signification un quart, point final.Tino avala puis dit: mon cirrus mi-parti a un goût de cactus. Voilà un vrai balthazar! Il dit: actus ariocarpus ou opuntia ficus ?Papa dit: cirrus a pour définition cirrus, citron a pour définition citron. Point final. Tino vit un limaçon. Papa vit un chiot calabrais. Papa dit: crachin ou grain dans mon parc ? Puis il dit: Quoi ?Un corps astral dans mon parc ? Tino dit: aucun fil liant un corps astral dans ton parc , mais un citron bicornu.Papa raizota son citron puis dit, d'un air coquin: Pour toi , du crachin (un miot) , pour toi un flocon (un miot) , pour toi , du patatras! (un miot) Chic!dit Tino, puis il mit son citron dans la main d'un amical minot savoyard au bout du cordon .

Miss Yves , Avant: du nord au sud. (Un miot)
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 Texte-souche:
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Musique de table.
Tino est dans le jardin et voit une orange. Il dit qu’est-ce que c’est comme fleur. Il demande ce que c’est comme nuage. Le père dit qu’une fleur est une fleur. Tino prend l’orange et dit papa pèle-moi le nuage. Le père pèle la fleur et donne six tranches à Tino. Le père mange une tranche et dit qu’une tranche est une tranche. Tino mange. Il dit c’est une tranche de nuage elle a un goût de fleur. Il demande ce que c’est comme fleur. Le père dit qu’un nuage est un nuage et qu’une orange est une orange. Tino voit une limace. Le père voit un petit chien de Calabre. Le père dit qu’est-ce que c’est que cette pluie dans le jardin. Il demande qu’est-ce que c’est que cette comète dans le jardin. Tino dit ce n’est pas une queue de comète dans le jardin c’est une orange avec deux cornes. Le père pèle l’orange et dit voici une tranche de pluie voici une tranche de neige et voici une tranche de patatras. Chouette dit Tino et il donne l’orange au ramoneur.

Oskar Pastior, extrait de Après l’est et l’ouest, chez Textuel, collection L’oeil du poète, 2001, traduction Alain Jadot, version originale dans Höricht, Klaus Ramm, 1975
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accueillant
agapes
avec
chœur
complice
cordée
fil
harmonieusement
main
réseauter.....................................................................................................................................................
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Oskar Pastior, extrait de Après l’est et l’ouest,chez textuel, collection L’oeil du poète, 2001, traduction Alain Jadot, version originale dans Höricht, Klaus Ramm, 1975

Harmonieusement , retentit une musique de table.

Musique de table. Tino est dans le jardin et voit une orange. Il dit qu’est-ce que c’est comme fleur. Il demande ce que c’est comme nuage. Le père dit qu’une fleur est une fleur. Tino prend l’orange et dit papa pèle-moi le nuage. Le père pèle la fleur et donne six tranches à Tino. Le père mange une tranche et dit qu’une tranche est une tranche. Tino mange. Il dit c’est une tranche de nuage elle a un goût de fleur. Il demande ce que c’est comme fleur. Le père dit qu’un nuage est un nuage et qu’une orange est une orange. Tino voit une limace. Le père voit un petit chien de Calabre. Le père dit qu’est-ce que c’est que cette pluie dans le jardin. Il demande qu’est-ce que c’est que cette comète dans le jardin. Tino dit ce n’est pas une queue de comète dans le jardin c’est une orange avec deux cornes. Le père pèle l’orange et dit voici une tranche de pluie voici une tranche de neige et voici une tranche de patatras. Chouette dit Tino et il donne l’orange au ramoneur.
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Mots de la francophonie  2010:

accueillant
agapes
avec
chœur
complice
cordée
fil
harmonieusement
main
réseauter

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 Mots de la francophonie 2009
AILLEURS
CAPTEUR
CLAIR DE TERRE
CLIC
COMPATIBLE
DESIRER
GENOME
PERENNE
TRANSFORMER
Vision
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Harmonieusement, retentit une musique de table.

Tino est dans le jardin et voit une orange. Il dit qu’est-ce que c’est comme fleur. Il demande ce que c’est comme nuage. Le père dit que les choses ne se transforment pas et qu'une fleur est une fleur. Tino prend l’orange et dit papa réseaute-moi le nuage.  Le père pèle la fleur et  met  six tranches dans la main de Tino . Le père mange une tranche -quelles agapes ! et dit que pour être compatible, une tranche est une tranche. Tino mange. Il dit c’est une tranche de nuage elle a un goût de choeur. Il désire savoir  ce que c’est comme choeur. Le père dit que les choses sont pérennes: un nuage est un nuage et une orange est une orange,conformément à son génome .Ailleurs,  Tino a une vision: une limace. Le père  a une vision: un petit chien de Calabre. Le père dit qu’est-ce que c’est que ce clair de terre dans le jardin. Il demande qu’est-ce que c’est que cette cordée dans le jardin. Tino dit ce n’est pas un fil de cordée dans le jardin c’est une orange avec deux capteurs;  Le père pèle l’orange et, complice, dit voici une tranche de pluie voici une tranche de neige et voici une tranche de patatras. Clic! dit Tino et il donne l’orange à l'accueillant ramoneur.

 Miss Yves

mardi 26 avril 2011

Retour vers Babel en dix mots



Texte-souche:

Bal chez Temporel 


Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l’autre
Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés
Auprès du nôtre

D’une rencontre au bord de l’eau 
Ne restent que quatre initiales
Et deux cœurs taillés au couteau  
Dans le bois des tables bancales

Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l’autre
Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés   
Auprès du nôtre

Sur le vieux comptoir tu pourras
Si le cœur t’en dit boire un verre   
En l’honneur de nos vingt carats
Qui depuis se sont fait la paire

Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l’autre
Pense aux doigts qui tous ont laissé quelques " je t’aime "
Auprès du nôtre

Dans ce petit bal mal famé
C’en est assez pour que renaisse
Ce qu’alors nous avons aimé
Et pour que tu le reconnaisses

Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l’autre
Pense aux bonheurs qui sont passés là simplement
Comme le nôtre


Paroles:André Hardellet


/interprètes  :Guy Béart,Patachou


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;;
accueillant
agapes
avec
chœur
complice
cordée
fil
harmonieusement
main
réseauter
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Retour vers Babel en dix mots

Si tu reviens pour réseauter par chez Babel 
Un jour ou l’autre
Pense aux panneaux sur qui sont tous ces noms  gravés  

Auprès du nôtre

D’une rencontre au fil  de l’eau 

Ne restent que quatre initiales 
Avec deux cœurs mis  au couteau
Au bois des friteries  banales

Si tu renoues une cordée  par chez Babel  
Un jour ou l’autre
Pense au choeur de  ceux qui ont leur graphie gravée
Près de la  nôtre

Sur la vieille barrière  tu pourras 
Si le cœur t’en dit boire un verre
En l’honneur d'agapes et d'appâts
Bien au-delà de la frontière

Si tu reviens respirer l'air  un soir pareil
Un jour ou l’autre
Pense aux mains  qui nous ont laissé quelques " je t’aime "
Auprès du nôtre

Complices dans ce Babel mal fermé      
C’en est assez pour que renaisse
Ce qu’alors nous avons aimé
Que d'un Hou ! tu le reconnaisses

 
Si tu reviens
en accueillant par chez Babel
Un pain d'épeautre
Pense aux bonheurs  passés là  harmonieusement
Comme le nôtre


Miss Yves
Diomira  -Babel
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En partant de là et en allant trois jours vers le levant, l’homme se trouve à Diomira, une ville avec soixante coupoles d’argent, des statues en bronze de tous les dieux, des rues pavées d’étain, un théâtre en cristal, un coq en or qui chante chaque matin sur une tour. Toutes ces beautés, le voyageur les connaît déjà pour les avoir vues aussi dans d’autres villes. Mais le propre de celle-ci est que si l’on y arrive un soir de septembre, quand les jours raccourcissent et que les lampes multicolores s’allument toutes ensemble aux portes des friteries, et que d’une terrasse une voix de femme crie : hou !, on en vient à envier ceux qui à l’heure présente pensent qu’ils ont déjà vécu une soirée pareille et qu’ils ont été cette fois-là heureux.

Italo Calvino , les villes invisibles


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Frontière
Passer une frontière est toujours quelque chose d'un peu émouvant: une limite imaginaire, matérialisée par une barrière de bois suffit pour tout changer, et jusqu'au paysage même. C'est le même air, c'est la même terre, mais la route n'est pas tout à fait la même, la graphie des panneaux routiers change, les boulangeries ne ressemblent plus tout à fait à ce que nous appelions, un instant avant, boulangeries, les pains n'ont plus la même forme.

Georges Perec, Espèces d'espaces. ...........................................................................................................